Pour l’occasion du lancement du Female Founders Club, on a fait un petit interview avec la fondatrice du The Urban Woman, Bouchra al Mehraj. Elle nous a raconté l’histoire de son entreprenariat.

1. Qui êtes-vous?

Je m’appelle Bouchra, j’ai 40 ans et je suis maman de 3 enfants. Je suis entrepreneuse, notamment la fondatrice de The Urban Woman et je suis aussi consultante en « change management ».

2. Qu’est-ce The Urban Woman ?

The Urban Woman est un espace de coworking et un hub pour les femmes entrepreneuses. Nous nous concentrons sur les femmes issues de la diversité. Notre but est d’accompagner celles-ci dans leur entreprenariat et de donner un espace bienveillant aux femmes qui veulent se développer, que ce soit au niveau personnel ou professionnel.  

Nous accueillons des femmes qui ont des idées, des projets, des femmes qui sont déjà entrepreneuses mais qui cherchent à s’entourer d’autres femmes. Pourquoi ? Surtout le soutien de cette communauté féminine compte, partager les problèmes et les solutions afin de pouvoir réaliser leur entreprenariat. Ainsi nous organisons également des ateliers et mettons à leur disposition un espace de travail.

3. Qu’est-ce qui a vous motivée à fonder The Urban Woman? 

J’ai fondé The Urban Woman suite à mon propre parcours en tant qu’entrepreneuse. Quand j’ai décidé de devenir indépendante et de créer ma propre entreprise, j’ai traversé pas mal de choses toute seule. Que cela soit au niveau personnel soit au niveau professionnel : donc j’ai fait tout un cheminement. Je me suis vite rendu compte qu’il existe pas mal d’autres femmes qui étaient comme moi, en train de mettre en place leur entreprise, de traverser des moments difficiles dans leur vie personnelle.

J’ai trouvé qu’elles avaient besoin d’un support, c’est pourquoi j’ai vraiment voulu créer un endroit unique pour ces femmes-là. C’est parce que nous avons l’expertise : nous pouvons les accompagner, nous pouvons les conseiller et en même temps nous avons créé un endroit où chacune peut exercer ces activités professionnelles dans un environnement adapté, accueillant et compréhensif.

4. Quels sont les obstacles que vous avez dû surmonter ? 

Pendant 16 ans j’ai travaillé pour des grandes sociétés en tant que HR manager et en 2017 j’ai décidé de quitter ce monde. Je suis devenue indépendante en tant que consultante dans tout ce qui est « change management » pour après fonder The Urban Woman.

Lorsque j’ai décidé de quitter le monde du salariat pour devenir indépendante, ma plus grosse peur consistait à savoir si j’allais réussir, si j’avais assez de compétences pour le faire, si j’allais m’en sortir financièrement en tant que mère célibataire avec 3 enfants, aurais-je le courage de continuer ? Est-ce que j’avais fait le bon choix, …

Je me suis trouvée confrontée à beaucoup de doutes par rapport à moi-même, mais aussi vis-à-vis de mon entourage. On qui me disait : « Bouchra, ce que tu fais – seras-tu capable de le réaliser réellement? ». Je ne me sentais pas sécurisée et j’ai traversé nombres de moments difficiles pour finalement arriver à quand-même en faire mon gagne-pain.

En fait, lorsque j’ai fait le pas définitif, tout ce bagage lourd que je traînais avec moi : les peurs, les angoisses, les insécurités, ont disparu puisque j’avais fait ce pas crucial vers l’entreprenariat. La confiance c’est installée.

5. Qu’est-ce qui vous a aidé à surmonter ces obstacles ?

Ce qui m’a vraiment aidé à faire le pas vers l’entreprenariat c’est d’avoir fait tout ce travail sur moi, chasser tous mes démons, les doutes. Du jour au lendemain j’ai vraiment dû chercher de l’aide auprès de personnes compétentes, autant sur le plan financier, le marketing ainsi qu’au niveau du business development. Tout cela m’a vraiment aidé à récolter toutes les informations dont j’avais besoin. J’aurais pu tout rechercher moi-même, mais c’était tellement mieux que de pouvoir me faire assister des experts pour me guider.

Le fait d’avoir trouvé des personnes dans mon entourage qui croyaient en moi, m’a beaucoup aidé. Des gens qui croyaient au projet The Urban Woman, qui me donnaient du feedback constructif sans me dire des choses du genre : « non cela n’ira pas – ce n’est pas possible – c’est trop – tu es toute seule, … ». Il est vraiment important de trouver des personnes qui ont un regard externe – parfois critique, il n’y a pas de mal à cela – mais qui restent toujours constructifs.

Tout ce qui est négatif, tout ce qui est toxique, il faut absolument et totalement l’éliminer le plus vite possible. Cela aussi je l’ai appris : chasser ces choses de ma vie pour arriver à m’écouter moi-même et être alignée sur ce que je suis et ce que je veux faire. C’est particulièrement important et ceci m’a aidée à faire le pas vers l’entreprenariat.

C’est comme un saut vers l’inconnu. On ne sait pas ce qui nous attend et il est parfaitement normal d’avoir peur. Cela aussi il faut le reconnaître. Ensuite, lorsque je me suis lancée, même si ce n’était ni évident, ni facile, au moins je sais maintenant pourquoi je l’ai fait. Savoir comment et pourquoi on fait quelque chose, cela donne un sens profond à ce qu’on fait. En étant consistant nous arrivons à réaliser notre rêve, notre but.

6. Quels conseils pouvez-vous donner aux femmes qui ont aussi envie d’entreprendre ?

Conseil N° 1 – Oser se lancer dans l’inconnu

Le premier conseil que je peux partager avec les femmes qui ont envie d’entreprendre ou qui sont déjà en train de fonder une entreprise c’est vraiment d’oser de se lancer. Oser de suivre votre passion, oser de suivre votre intuition et oser de vous écouter. C’est primordial !

Conseil N° 2 – Obtenez l’aide des bonnes personnes

En second lieu lorsque l’expertise ou les compétences justes vous manquent, il faut s’informer auprès de personnes expertes. Chacun a sa spécialité et il est impossible d’être au courant de tout dans  divers domaines.  Ceci vaut également pour l’entreprenariat. Osez demander de l’aide quand c’est difficile, n’ayez pas peur. L’entreprenariat c’est un chemin avec des hauts et des bas, il faut savoir tomber et puis se relever.

Conseil N° 3 – Croyez en vous et en votre projet

Mon troisième conseil : croyez en vous-même ainsi qu’en vos projets. Restez fidèle à vos valeurs et à qui vous êtes et soyez consistant dans ce que vous voulez réaliser. Le chemin est long, c’est pas du jour au lendemain que l’on construit quelque chose, particulièrement quand on veut avoir un impact positif sur la société. Les choses doivent grandir et prendre forme.  Il faut être flexible et savoir s’adapter à la demande en partant d’une idée, qui grandit ensuite et ensuite le plan change.

J’ai appris qu’il faut être à l’écoute de nos clients, des personnes qui sont intéressées dans nos produits ou dans nos services. Nous avons une idée bien fixe, cependant c’est le client qui vient vers nous avec ce dont il a besoin…Il faut rester à l’écoute du besoin qu’il formule et s’adapter à son business.

7. Qu’est-ce que le Female Founders Club ?

Nous avons un nouveau concept chez The Urban Woman qui s’appelle « Female Founders Club ». Qu’est-ce que c’est ? Nous avons décidé de rassembler toute l’expertise que nous avons recueilli à travers notre entrepreneuriat. Le but est de partager notre expérience avec The Urban Woman, autant au niveau financier, du marketing, sur le développement personnel ou du business development, … Des experts viendront nous informer de comment s’y prendre dans les divers domaines de l’entreprenariat. Le but est vraiment de créer cette communauté de femmes entrepreneuses issues de la diversité, les aider à vraiment grandir dans leur entrepreneuriat et de les accompagner dans leur tâche.

Nous espérons bientôt vous rencontrer!


Vous trouverez ici l’interview sous forme de vidéo.

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